APRODEC ASBL

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Décès de l'ancien Ambasadeur de Belgique en poste à Kinshasa D. STRUYE DE SWIELANDE

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Décès de l'ancien Ambasadeur de Belgique en poste à Kinshasa D. STRUYE DE SWIELANDE

 

 

 

L'ancien Ambassadeur de Belgique en poste à Kinshasa le Baron Dominique Struye de Swielande né à Gent (Gand) le 10 juillet 1947 est décédé le mardi 27 octobre à l'âge de 68 ans.  Celui-ci était sérieusement malade depuis un certain temps.  Il fût conseiller dans plusieurs cabinets de Ministres de l'ancien parti démocrate-chrétien flamand CVP notamment Léo TINDEMANS,  Mark EYSKENS et Jean-Luc DEHAENE.

Un office religieux aura lieu en l'église Notre-dame de la cambre le samedi 31 octobre 2015 à 11 h 30. 

 

En 2012, l'ancien diplomate belge fût admis à la retraite et une année plus tard le Roi Albert II lui a décerné le titre de baron.

 

En ce qui concerne le Peuple congolais celui-ci se souviendra notamment de ce que son Excellence Dominique Struye de Swielande était assis à la même table que Georges Arthur FORREST le 20 décembre 2011 apès la cérémonie d'investiture de "Joseph KABILA" après la tenue des élections très peu crédibles du 28 novembre 2011.   Quelques jours après soit le 23 décembre 2011 dans une interview accordée au journal "Le Soft international" propriété de Kin Kiey MULUMBA actuellement Ministre dans le gouvernement de kinshasa et président de l'association "Kabila-désir" laquelle milite ouvertement pour le maintien de "Joseph KABILA" au pouvoir l'ancien diplomate belge avait conseille à Etienne TSHISEKEDI de s'engager dans une opposition constructive. (1)

 

Le 5 juillet 2012, l’Ambassadeur du Royaume de Belgique en République Démocratique du Congo, son Excellence Dominique Struye de Swielande, avait remis à Monsieur George A. Forrest, Président du GROUPE FORREST INTERNATIONAL, le diplôme et la croix de Commandeur de l’Ordre de Léopold. La cérémonie s’était déroulée à l’Ambassade de Belgique en présence de hautes autorités de la République Démocratique du Congo, parmi lesquelles le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, et le "Président du Sénat", Léon Kengo Wa Dondo.  Le gouvernement congolais  étant quant à lui représenté par le Premier Ministre,  Augustin Matata Ponyo, le Ministre des Mines, Martin Kabwelulu, le Ministre des Infrastructures, Fridolin Kasweshi, le Ministre des Sports, Banza Mukalayi Sungu, et le ministre des Transports, Justin Kalumba Mwana Ngongo.

Les deux ambassadeurs itinérants de la présidence de la République, ainsi que le responsable de la Maison civile du Président de la République avaient également assisté à la cérémonie. (2)

 

"GA FORREST devient Commandeur de L'ordre de Léopold" 

Voir la vidéo :

https://vimeo.com/45509961

 

L'ancien Ambassadeur de Belgique et GA FORREST le 20 décembre 2011 à Kinshasa lors de la cérémonie d'investiture de l'usurpateur et de l'imposteur "Joseph KABILA"

 

 

L’ambassadeur de Belgique avait souligné que cette haute décoration était attribuée à Monsieur Forrest pour son action et ses mérites en matière économique et sociale, en particulier en République démocratique du Congo.

 

L’Ordre de Léopold, établi par Arrêté Royal en 1832, est l’ordre militaire et civil le plus élevé du Royaume de Belgique. Il comporte cinq classes dont celle de Commandeur, troisième classe de l’Ordre. (3)

 

NB : il sied de souligner que George Arthur FORREST a reconnu dans une interview au journal helvétique Neue Zürcher Zeitung avoir financé en 2005 le "Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie" PPRD la formation politique du "Président" "Joseph KABILA" d'une part et d'autre part, que les tribunaux belges ont débouté ce même George Arthur FORREST en 2005 de son action en justice contre Monsieur George KIMBA (le Fils du Premier ministre congolais assassiné en 1966 par MOBUTU) en jugeant que le fait d'affirmer que l'homme d'affaires belgo-katangais obtient des marchés en République Démocratique du Congo en ayant recours à la corruption ne constitue pas un crime ou un délit. (4) (5)

 

Dominique STRUYE DE SWIELANDE avait été consulté en 2010 par le Ducroire (ex-Office national du Ducroire) dans le cadre de l'octroi de deux polices d'assurance couvrant les risques politiques et commerciaux  liès à deux contrats attribués le 17 juin 2010 par l'Abbé Apollinaire MUHOLUNGU MALU MALU président de l'ex-Commission électorale indépendante (CEI), actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI); Monsieur Augustin MATATA PONYO ex-ministre des Finances congolais exerçant à ce titre la tutelle sur le Bureau central de coordination (BCECO), actuel Premier ministre Congolais; Monsieur Adolphe LUMANU MULUNDA BWANA N'SEFU ex-ministre de l'Intérieur congolais actuel Directeur général de l'Office national d'identification de la population(ONIP) ainsi que  Monsieur Jean-Baptiste NTAHWA KUDERWA BATUMIKE ex-ministre congolais du Budget à la société belge ZETES laquelle produit outre la carte d'identité, les permis de conduire et les passeports biométriques belges. 

 

Pour rappel, le 8 avril 2010 en raison de défaillances techniques majeures l'offre de la société ZETES avait été déclarée non-conforme au dossier d'appel d'offre DAOIR n°280/CEI/BCECO/DG/DPM/GK/2010/MF par la Commission d'analyse des offres dans laquelle siégeaient conjointement des experts du Bureau Central de Coordination (BCECO) et ceux du Bureau national des opérations (BNO) de l'ex-Commission électorale indépendante de la République Démocratique du Congo avec la conséquence que ladite offre aurait dû être rejetée définitivement à l'issue de l'examen préliminaire (première phase), lequel consistait à vérifier tout d'abord la conformité substantielle administrative et technique des offres tandis que l'examen détaillé (deuxième phase) ne concernait que les offres qui avaient été jugées conformes à l'issue de l'examen préliminaire à savoir : celle présentée par la société sud-africaine Face Technologies

 

 

L'arrêt rendu le 23 juin 2015 par le Conseil d'Etat en faveur de l'APRODEC asbl établi avec certitude - au vu des pièces produites par l'Etat belge dans le cadre de l'instruction de notre recours - que l'ancien Ambassadeur du Royaume de Belgique en poste à Kinshasa Monsieur Dominique STRUYE DE SWIELANDE était parfaitement informé du fait que le Ducroire envisageait de couvrir par des polices d'assurance les deux contrats litigieux.  Ceci, alors que de sérieux doutes planent toujours sur la régularité de la procédure de passation des marchés ayant conduit à l'attribution desdits contrats à la société belge ZETES.  

 

Dans un premier temps, l'Etat belge a pretendu  "(...) qu’il n’existe pas d’avis préalable de l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa «favorable» à la décision d’octroi par l’Office national du Ducroire des deux polices d’assurances en question, ou que du moins, (il) (...) n’est pas en possession d’un tel avis; (....) que de même, il n’existe pas de dossier qui aurait été en possession de l’ambassadeur préalablement à l’émission d’un tel avis; (...) indique que, si la décision implicite n’est par nature pas motivée en la forme, elle s’explique par cette considération, dont elle ne pourra que faire part le cas échéant à la requérante (APRODEC asbl) en cas d’annulation de l’acte attaqué (...)" mais par la suite, il a déposé à titre confidentiel au cours de la procédure des documents qui attestent de ce que l'Ambassadeur en question disposait bien de pièces relatives à la conclusion des polices d'assurance critiquées et démontrant la façon dont il s'était exprimé par rapport à l'octroi desdites polices.  

 

Le Conseil d'Etat n'a pas suivi l'Etat belge dans son argumentaire et a considéré que la demande de notre organisation a été rejetée sans qu'aucun des motifs d'exception prévu à l'article 6 de la précitée Loi du 11 avril 1994 ne soit invoqué.  Ainsi, cette juridiction administrative a annulé la décision implicite par laquelle le ministre des Affaires étrangères, Monsieur Didier REYNDERS, avait rejeté le 23 octobre 2013 la demande formulée par notre Organisation. (6)

 

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Le ministre belge des Affaires étrangères Didier REYNDERS le 5 mai 2014 dans les installations de la société ZETES à Ruisbroek (Belgique)  

 

 

 

L'Etat belge aurait pu empêcher  l'octroi des deux polices d'assurance par le Ducroire à deux occasions.  Une première fois, lors de la phase "préliminaire" lorsque le Ducroire avait consulté l'Ambassadeur du Royaume de Belgique en poste à Kinshasa et une seconde fois, au moment de la prise de décision lors de l'examen du dossier par le conseil d'administration du Ducroire au sein duquel siège des représentants de certains ministres du gouvernement fédéral belge.  En effet, un examen des documents du marché particulièrement, le rapport d'évaluation des offres DAOIR n°280/CEI/BCECO/DG/DPM/GK/2010/MF établi le 8 avril 2010 par le Bureau central de coordination (BCECO) relatiif à l'un des deux contrats en question aurait aisément pu permettre de se rendre compte du manque de transparence entourant l'attribution desdits contrats à la société ZETES.

 

La non-conformité technique des précités kits d'enrôlement des électeurs de la société ZETES a entrainé ipso facto une absence totale de fiabilité du fichier électoral congolais laquelle persiste jusqu'à ce jour !   

Il est plus que probable que sans la couverture par des polices d'assurances accordées par l'Office National du Ducroire des deux contrats attribués par le gouvernement congolais et l'ex-Commission électorale indépendante de la République Démocratique du Congo la société belge ZETES n'aurait pas pu finaliser leur conclusion. 

 

NB A ce jour malgré l'arrêt rendu en notre faveur le 23 juin 2015 par le Conseil d'Etat le Ministre des Affaires étrangères Didier REYNDERS s'obstine dans son refus de nous donner accès aux

     documents administratifs  relatifs aux informations demandées par l'office national du Ducroire à l'Ambassadeur de Belgique en poste à Kinshasa Dominique Struye de Swielande . Tant et si bien

     qu'en date du 26 octobre 2015 soit lundi dernier nous lui avons adressé une mise en demeure assortie d'un délai de trois jours lequel est arrivé à expiration ce jour.  A défaut d'obtempérer nous devrons

     citer à nouveau le Ministre belge des Affaires étrangères Didier REYNDERS afin de l'y contraindre par une injonction du Conseil d'Etat assortie d'une demande astreinte.  

 

 

 

Didier NKINGU

Administrateur chargé des questions juridiques

Senior electoral adviser

 

 Dernière mise à jour : le 03.11.2015 09:20 AM

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(1)

L'Ambassadeur de Belgique voit TSHISEKEDI "membre d'une opposition constructive" - Le Soft International 23.12.2011

 

 

L’ambassadeur de Belgique voit Tshisekedi «membre d’une opposition constructive»

 

L'ambassadeur de Belgique à Kinshasa Dominique Struye de Swielande lors d'une visite des installations du Soft International. LE SOFT NUMÉRIQUE.

 

http://www.lesoftonline.net/phil.php?id=1649

 

L’ambassadeur de Belgique voit Tshisekedi «membre d’une opposition constructive»

MISE EN LIGNE LE 23 DÉCEMBRE 2011 | LE SOFT INTERNATIONAL N° 1144 DATÉ 21 DÉCEMBRE 2011. 
S’il ne le blâme pas, il n’en est pas loin. Le Chef de la mission diplomatique belge en R-dC, Dominique Struye de Swielande faisait partie mardi 20 décembre du groupe de diplomates étrangers accrédités dans notre pays qui ont pris part aux cérémonies de prestation de serment du Président Joseph Kabila Kabange à l’esplanade de la Cité de l’Union africaine.

Après les critiques entendues ces derniers jours dans les capitales occidentales, on attendait que certains diplomates soient venus par pure forme. Marquer une présence et s’en aller. Rien de tout cela! Les ambassadeurs étaient là et bien là. Ils ont pris part au banquet offert par le couple présidentiel sous cette tente sorte de garden party. Occasion de parler avec l’un d’eux, Dominique Struye de Swielande, ambassadeur du Royaume de Belgique au Congo. Sans langue de bois. 

Excellence, où en sommes-nous entre la Belgique et le Congo? 
Nous avons des relations normales - je m’en réjouis tous les jours. Nous mettons tout en œuvre pour poursuivre ces élections dans la normalité, dans un esprit de confiance et dans le respect - j’insiste - des institutions de chacun des pays. 

Normales! Pouvez-vous être plus précis… 
Quand j’ai présenté mes lettres de créance, le Président de la République m’a dit qu’il souhaitait des relations au beau fixe. Je constate que les deux pays y contribuent positivement en voulant maintenir ces relations au beau fixe et en essayant de leur donner de la substance. C’est le plus important: fructifier ces relations au bénéfice de chacun de nous. 

M. Reynders a renoncé au voyage qu’il avait annoncé à Kinshasa à l’occasion de l’investiture du Président Kabila! 
M. Reynders est un ministre d’un Gouvernement travaillant dans un contexte européen. M. Reynders a indéniablement montré son intérêt à venir mais il doit s’inscrire dans une politique à la fois gouvernementale et européenne. Dans le communiqué que le Gouvernement belge a diffusé, M. Reynders dit bien qu’il ne vient pas en ce moment mais qu’il espère venir très rapidement après l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. J’essaie toujours de voir le côté positif dans chaque déclaration. C’est la preuve par excellence que la Belgique est dans une politique de reconnaissance des élections qui ont eu lieu et dans un esprit d’ouverture vers l’avenir. 

Vous mettez en place le rôle de l’Europe. Joue-t-elle à ce point ce rôle qu’elle enlève toute autonomie de décision aux Gouvernements dans le domaine des relations extérieures? 
Les gouvernements restent autonomes mais s’inscrivent dans une politique étrangère européenne. Il n’y a pas eu quelqu’un en Europe qui a imposé une décision à la Belgique. C’est une décision assumée et qui a tenu compte d’un certain nombre de paramètres tout en disant très très clairement que la Belgique reconnaissait les élections, reconnaissait les résultats des élections malgré les déficiences constatées et la Belgique souhaitait poursuivre sa collaboration avec le Gouvernement congolais. 

Y’a-t-il eu une décision en Europe de n’envoyer aucun ministre à l’investiture du Président de la République? 
Je suis ambassadeur de Belgique et c’est le Gouvernement belge qui a pris la décision. C’est clair qu’il y avait un souhait - celui de venir - mais le Gouvernement a pris en compte un certain nombre d’éléments qui l’ont amené à donner une préférence pas dans le sens de remettre en cause les résultats des élections mais de trouver la meilleure façon d’aborder l’avenir. 

Manifestation de mauvaise humeur à Bruxelles! 
Pas de mauvaise humeur! La mauvaise humeur n’est pas un mot avec lequel nous travaillons dans les relations diplomatiques. Il y a en Belgique un certain nombre de gens qui ont observé ces élections. Il y en a qui ont observé de façon positive, certains l’ont observé de façon plus critique. L’ensemble de la décision a été dans un esprit de maintien de bonnes relations, de veiller en sorte que rien ne puisse nuire ces relations. Il y a un moment où il faut savoir prendre une décision pour ne pas rendre l’avenir plus difficile. Je crois que la décision prise par le Gouvernement était une décision dans le sens de sauvegarder les bonnes relations et l’avenir. 

Il y a eu la ministre belge de retour de Kinshasa qui a commenté positivement le déroulement des élections et l’annonce par M. Reynders lui-même d’une visite à Kinshasa... 
M. Reynders avait dit qu’il n’excluait pas de venir! En ce moment là, la décision était: «je réfléchis»! Il voulait voir quelle était la bonne décision à prendre! Je crois que nous devons réfléchir dans l’esprit de sauvegarder de bonnes relations. Il y a un moment où une visite aurait suscité plus de critiques que d’approbations en Belgique et il s’agit d’un Gouvernement composé de six partis. Je crois que M. Reynders a mûrement réfléchi sa décision et a clairement dit qu’il était préférable de ne pas venir en ce moment avec l’espoir de venir dans un avenir proche. 

L’opinion publique intérieure a-t-elle pesé sur cette décision? 
Le ministre a pris sa décision en tenant compte de toutes les opinions au sein d’un Gouvernement et d’une opinion publique qui était partiellement en faveur et partiellement plus critique. 

Les manifestations des Congolais belges qui constituent un électorat en Belgique ont-elles pesé dans cette décision? 
Je ne pense pas. Il faut évidement déplorer la violence qui s’est exprimée lors de ces manifestions des Congolais même si certains de ces Congolais sont belges. Mais ce n’est certainement pas cet élément qui a été déterminant dans le choix du ministre. Le communiqué du ministre est très clair: il approuve la légitimité et les résultats des élections en ayant fait part néanmoins de suggestions d’amélioration quant au déroulement ultérieur de ce processus. 

Sur le Congo, la Belgique et la France émettent-elles sur la même longueur d’onde? 
Il faut poser cette question à la France. Je constate que l’Europe garde un espoir - et un réel espoir - de voir le Congo à la veille de ce second mandat du Président évoluer d’une façon encore plus positive que lors du dernier quinquennat. Il y a eu dans les élections, dans une partie de la population, un souhait de changement. Le Congo peut faire mieux à l’avenir. 

Les déclarations de M. Alain Juppé ont-elles influencé la décision belge? 
Il y a concertation dans le cadre de l’Europe. Il est sûr que nous sommes à l’écoute des partenaires européens. Mais en ce qui concerne la décision belge, elle a été belge même si nous acceptons une forme de solidarité européenne. 

Solidarité ou concertation? 
Il y a concertation mais la concertation n’a pas été déterminante dans la décision. 

Pour les Congolais, ce sont les Européens qui ont poussé les Chefs d’État africains à ne pas faire le voyage de Kinshasa! 
C’est une vision totalement fausse. Je ne connais aucun Chef d’État africain qui, quand il doit prendre une décision, est à l’écoute de l’Europe ou qu’il subit une décision européenne. Nous sommes cinquante ans après les indépendances, ce n’est pas acceptable de faire croire que des Chefs d’État sont influencés par des Chefs d’État européens avant de prendre une décision en ce qui concerne une prestation de serment à Kinshasa. 

La réalité est pourtant celle-là! Dans le passé, des pays d’Afrique n’ont-ils pas changé d’avis après un coup de fil d’une capitale européenne... 
C’est une vision rétrograde des relations internationales. Cela ne se passe plus comme ça. L’Afrique est devenue mûre, elle est libre en ce qui concerne ses décisions politiques. Je constate un processus très intéressant de prise de conscience, l’Union africaine et les Africains assument librement leurs décisions. Je constate même que si les élections de 2006 ont été dominées par une CIAT largement occidentale et qui a contribué à organiser ces élections, cette fois, c’est l’Afrique - le Congo - qui a pleinement assumé l’organisation de ces élections. 

Vous dites libre! Que dites-vous de la Libye? L’UA et la Ligue arabe étaient pour Kadhafi. Cela n’avait rien empêché! 
C’est une situation que je n’ai pas suivie. Je suis accrédité au Congo. Tout en reconnaissant l’unicité de l’Afrique, je fais une différence systématique entre l’Afrique subsaharienne et l’Afrique arabe. 

Et la Côte d’Ivoire? 
La Côte d’Ivoire, je ne m’en suis pas non plus occupé. La Côte d’Ivoire est sortie de la crise actuellement. Nous souhaitons que ce pays se développe au bénéfice de tous les Ivoiriens dans une situation de paix et de stabilité. 

Sommes-nous dans une situation semblable à celle de la Côte d’Ivoire? 
Je vois une différence totale entre la situation de la Côte d’Ivoire et celle du Congo. Toutes ces comparaisons peuvent avoir un certain nombre d’éléments mais il y a lieu de voir chaque cadre dans sa spécificité. Je me refuse à faire trop facilement des ressemblances entre la Côte d’Ivoire et le Congo. 

Excellence, les difficultés post-électorales au Congo ont-elles un lien avec l’abandon par la Communauté internationale? 
La Communauté internationale a fait un pari de faire confiance aux Congolais qui ont globalement essayé de faire au mieux et la Communauté internationale est restée en appui. N’oubliez pas le rôle de Monusco. Il devrait être plus souligné. 

On vous voit revenir avec des moyens que la CÉNI n’avait pas à ce jour! 
Moi, je garde confiance dans la CÉNI pour qu’elle publie dans les jours qui viennent des résultats qui pourraient être contestés par certains candidats devant la Cour suprême mais qui soient globalement acceptables, ayant prouvé que le processus de dépouillement et de compilation a été à la hauteur des espérances des Congolais et de la Communauté internationale. 

Vous avez été aux cérémonies d’investiture du Président Kabila. Vous avez même été au banquet... Vous auriez pu vous arrêter en chemin. Est-ce signe de confiance au Président au début de son second mandat! 
Un ambassadeur est accrédité auprès d’un Chef d’État. Le Chef de l’Etat a prêté aujourd’hui serment, il était dès lors normal qu’un ambassadeur respectueux des institutions assiste à cette cérémonie et ayant été invité par le Chef de l’État à un repas, il était normal qu’il assiste en toute cordialité et en sympathie avec les Congolais. 

Que dites-vous de cette tournée d’opposants? La Belgique a-t-elle invité des opposants? 
La Belgique n’a invité aucun opposant. La Belgique estime que le combat électoral devrait avoir lieu au Congo et n’a rien fait pour intervenir dans la lutte électorale. La Belgique a soutenu le processus électoral et a gardé une stricte neutralité dans le combat électoral. 

Monsieur l’Ambassadeur, comment jugez-vous les déclarations de M. Tshisekedi? 
Nous souhaitons le respect de la légalité. Toute déclaration ayant des incitations à la violence - et je constate que ces derniers temps il y en a pas - doit être déplorée et nous souhaitons que, dans la mesure du possible, toute personne s’inscrive dans le jeu politique d’une démocratie avec une majorité et une opposition et il est souhaitable que l’opposition joue un rôle d’opposition constructive dans un régime démocratique. 

M. Tshisekedi a déclaré vouloir procéder à l’arrestation du président Kabila? 
Ce sont des déclarations qui ne correspondent pas aux règles normales d’un régime démocratique. 

On n’a pas entendu les milieux diplomatiques condamner ces déclarations! 
L’événement du jour était la prestation de serment du Président. La communauté internationale était là. Je crois que c’est là le fait majeur. 

Peut-on s’attendre à une condamnation de ces déclarations par les milieux diplomatiques? 
Je me tourne vers l’avenir. Ce à quoi nous devons attacher de l’importance c’est veiller à ce que le Président qui vient de prêter serment travaille pour le bien-être des Congolais avec un gouvernement qui verra le jour dans les jours qui viennent et la nouvelle Assemblée nationale. C’est là le défi majeur actuellement. Toute autre question nous détourne de l’objectif majeur du travail qui doit être celui de chaque Congolais à partir de demain: construire un avenir meilleur. 

S’il vous arrivait de rencontrer Tshisekedi aujourd’hui, que lui diriez-vous? 
Je lui dirais de devenir membre d’une opposition constructive pour le bien-être du Congo. Dans toute démocratie, l’opposition a un rôle à jouer et il est à souhaiter qu’elle soit une opposition critique veillant au bien-être de tous les Congolais. 

S’il ne vous écoute pas! 
Vous savez que c’est un homme libre et il n’appartient pas à un ambassadeur de Belgique de dicter à quelque Congolais que ce soit sa conduite à suivre. Mais je l’invite comme dans toute démocratie à suivre les règles démocratiques et légales du pays. 

S’il vous arrivait de rencontrer le Président de la République, que lui diriez-vous?
Le Président sait parfaitement ce qu’il doit faire. On le voit déjà dans son discours. Nous voulons que le Congo soit dirigé au mieux comme les Congolais souhaitent que la Belgique soit dirigée au mieux. 

Si on vous demandait de nous dire ce que vous allez dire au gouvernement belge après les cérémonies d’investiture du Président de la République... 
Un ambassadeur est aux ordres de son Gouvernement. Le Gouvernement belge est nouveau. Je constate simplement que le souhait du Gouvernement belge est de poursuivre ses bonnes relations dans le secteur politique au travers d’un dialogue ouvert, franc et permanent, au travers d’une coopération au développement qui focalise sur un certain nombre de secteurs qui permettent de fructifier cette aide au bénéfice de la population, au travers d’une coopération militaire que je trouve excellente dans la mesure où la Belgique contribue à la formation de bataillons - déjà un bataillon, bientôt un deuxième et, espérons, un troisième; et, enfin, au travers d’une coopération dans le secteur financier où la Belgique essaie de contribuer à l’image de marque du Congo dans les grandes Institutions financières. Beau programme de coopération. 

Excellence, comment jugez-vous le traitement de l’actualité congolaise par les médias internationaux? 
Ils ont un rôle extrêmement important dans le monde moderne. Les médias doivent connaître les limites de leurs droits et devoirs et opérer en toute liberté.

 

 

T. MATOTU.
lesoftonline.net 23/12/2011

 

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(2) Lire ci-après la question du Député Peter LUYKX adressée à Didier REYNDERS au sujet de cette décoration

     

     

Question n° 248 de Monsieur le député Peter Luykx du

01 août 2012 (N.) à Didier REYNDERS vice-premier ministre et

ministre des Affaires étrangères, du Commerce

extérieur et des Affaires européennes:

DO 2011201210022

 

L'octroi à un homme d'affaires belge d'une distinction dans

l'ordre de Léopold (QO 13088)

 

Le 6 juillet 2012, la Médaille de l'Ordre de Léopold était

octroyée à l'homme d'affaires belge George Forrest, en

récompense, selon l'ambassadeur de Belgique au Congo,

des actions méritantes menées par l'intéressé sur les plans

économique et social.

 

L'Ordre de Léopold constitue la première et la plus

ancienne distinction honorifique et dynastique de notre

pays. Comme vous le savez, M. Forrest n'est pas exempt de

critiques. Il est pourtant parvenu, après des mois d'âpres

négociations, à convaincre les autorités congolaises de

l'autoriser à lancer enfin sa propre compagnie aérienne

Korongo Airlines. Après les élections contestées de 2011,

le fait que le gouvernement fédéral se soit rapproché de

Joseph Kabila n'est sans doute pas étranger à cette autorisation

 

QRVA 53

 

15-10-2012

 

1. Sur la base de quelle argumentation le gouvernement

fédéral a-t-il octroyé l'Ordre de Léopold à M. Forrest?

 

2. Cette initiative émanait-elle de vous-même en votre

qualité de ministre des Affaires étrangères ou d'un autre

membre du gouvernement?

 

3. M. Forrest satisfaisait-ils à l'ensemble des conditions

telles qu'énoncées par la loi du 1er mai 2006 concernant

l'octroi de distinctions honorifiques dans les Ordres nationaux?

 

4. Une procédure d'octroi à M. Forrest d'une distinction

dans l'Ordre de Léopold ou dans autre ordre national a-telle

déjà été lancée par le passé et, dans l'affirmative, pourquoi

cette procédure a-t-elle été suspendue?

 

Réponse du vice-premier ministre et ministre des

Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des

Affaires européennes du 12 octobre 2012, à la question

n° 248 de monsieur le député Peter Luykx du 01 août

2012 (N.):

 

1. Dans la " Rechtvaardiging/Justification ", on peut lire -

et je cite - l'argumentation suivante :

 

" Monsieur George Forrest est Président du Groupe Forrest.

"Il est le meilleur exemple de " l'entrepreneur " belge qui,

malgré toutes les difficultés rencontrées, a toujours persévéré

en République démocratique du Congo.

 

Monsieur Forrest est le plus connu des Belges opérant

dans le secteur privé. La longévité de la présence de sa

famille, l'étendue de ses activités économiques (secteur

minier, cimentier, métallurgique, agroalimentaire, bancaire,

aérien, génie civil...), le nombre de Congolais qu'il

emploie, son implication dans les secteurs sociaux et artistiques,

sont parmi les éléments qui le rendent incontournable

sur la scène congolaise.

 

Son lien avec la Belgique tient, outre la nationalité qu'il a

souhaité obtenir, à son grand respect pour la Couronne et à

la défense des intérêts économiques belges en République

démocratique du Congo.

 

Ancien conseiller au Commerce extérieur pour la

Belgique, George Forrest est par ailleurs associé à des opérateurs

économiques belges de renom dans plusieurs entreprises

congolaises (la compagnie aérienne Korongo, la

société d'élevage Grelka, la banque BCDC et des cimenteries).

"

 

2. L'initiative vient de notre ambassade à Kinshasa.

 

3. Oui, considérant les services mis en avant au point 1.

 

4. Par arrêté royal du 16 novembre 1990, la distinction

d'Officier de l'Ordre de Léopold II lui avait été décerné.

 

(3) Source : communiqué du Groupe Forrest International

 

(4) Lire Neue Zurcher Zeitung "Viel Unterstützung für Kabila in Katanga" 30.07.2006

      http://www.nzz.ch/aktuell/startseite/articleEBFUW-1.48000

 

(5) Lire "Georges Kimba écrit à Congoindependant" Congoindependant.com 06.05.2007 :

      http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=2557

      Lire "L'homme d'affaires Georges A. Forrest perd son procès contre Georges Kimba et Robert

      Tshibob" Congoindependant.com 06.02.2006 :

      http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=309

 

(6) Lire ou relire "L'Etat belge débouté face à l'APRODEC" : http://aprodec.blog4ever.com/l-etat-belge-deboute-face-a-l-aprodec

 



30/10/2015

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