APRODEC ASBL

APRODEC ASBL

Droit de réponse adressé au Directeur de la rédaction de Jeune Afrique

Droit de réponse

 

 

Au Directeur de la rédaction de Jeune Afrique

57 bis, rue d’Auteuil
75016 Paris
Tél : +33 (0)1 44 30 19 60
Fax : +33 (0)1 44 30 19 30

redaction@jeuneafrique.com

_______________________

 

 

Madame,

 

Monsieur,

 

 

Je vous adresse, en ma qualité de Président de l'ONG APRODEC Asbl Membre de la Coalition internationale pour la Cour Pénale Internationale depuis 10 ans, le présent droit de réponse pour faire une mise au point concernant les termes de l'article litigieux paru en version papier la semaine passée dans Jeune Afrique Nr XXX rubrique société/Justice, et intitulé  « RD Congo : coup de bluff à la CPI ». Le précité article litigieux, mis en ligne le 24 mars 2017 à 15h48' sous le lien hypertexte ci-après, allègue notamment que "Deux associations de la diaspora congolaise le claironnent depuis le 10 mars 2017: ce jour-là, elles ont déposé « une plainte contre Joseph Kabila » devant la CPI et elle aurait été jugée « recevable». Partant, j'estime que cette dernière imputation porte atteinte à l'honneur et à la réputation de notre ONG laquelle a déjà une longue expérience en ce qui concerne les procédures à mettre en eouvre devant la CPI notamment les demandes d'intervention en qualité d'Amicus curiae dans les affaires soumises devant la Cour :  

 

 

//www.jeuneafrique.com/mag/418486/societe/rd-congo-coup-de-bluff-a-cpi/?utm_source=Twitter&utm_medium=JeuneAfrique&utm_campaign=Tweet_24032017

 

 

Dans ce cadre, je souligne que les administrateurs de l'APRODEC Asbl utilisent parfois le mot « plainte », désignant les communications ou les informations déposées devant le Bureau du Procureur (BDP), afin de vulgariser auprès de l'opinion congolaise nos différentes actions menées devant la CPI. Par contre, dans nos communications adressées respectueusement au BDP, sur base de l'article 15 alinéa 2 du Statut de Rome,  nous n'utilisons jamais le terme « plainte ».  Par ailleurs, les administrateurs de l'APRODEC Asbl n'ont jamais affirmé dans les médias que l'accusé de réception référencée OTP-CR-106/16 reçu le 10 mars 2017 à l'issue de mon entrevue avec un membre du BDP constituerait une décision de recevabilité !  L'article litigieux publié par Jeune.Afrique ne fait d'ailleurs référence à aucune source, quant à ce.

 

 

En effet, le 10 mars 2017, j'ai déposé auprès du BDP, sur base du précité article 15 alinéa 2 du Statut de Rome, les requêtes des Associations de la diaspora congolaise contenant des informations ou des communications alléguant que Joseph Kabila serait le plus haut responsable de crimes graves, relevant de la compétence de la CPI, lesquels sont commis en RDC depuis le 1er juillet 2002 à ce jour. À cette occasion, faisant suite aux communications du 19 août 2012 et 7 mai 2015 transmises au BDP, j'ai également déposé une requête additionnelle de l'APRODEC Asbl demandant à la Procureure de tirer les conséquences des termes du jugement de condamnation rendu  le 7 mars 2014 par la chambre de première instance de la CPI dans l'Affaire Germain Katanga, ainsi que du jugement d'acquittement rendu le 27 février 2015 par la chambre d'appel de la CPI dans l'affaire Mathieu Ngudjolo dans lesquels la Cour indiquait, après 7 ans de procédure, que le plus haut responsable de crimes graves commis le 24 février 2003 à Bogoro district de l'Ituri, pour lesquels les deux chefs rebelles ont été poursuivis, se trouve à Kinshasa. Il est donc étonnant de constater l'inertie fautive de la Procureure laquelle tarde à poursuivre Joseph Kabila dont le cabinet présidentiel supervisait les opérations menées sur terrain par les forces de sécurité et les milices pro-gouvernementales et partant, demander à la chambre préliminaire de délivrer un mandat d'arrêt international contre celui-ci.

 

 

Finalement, je ne comprends pas la raison pour laquelle la rédaction de Jeune Afrique a imputé à l'ONG APRODEC Asbl les déclarations faites à la presse par les responsables des Associations de la diaspora congolaise. Partant, je vous saurais gré de publier le présent droit de réponse  dans la version papier et sur le site internet de Jeune Afrique, dans la même rubrique société/Justice. Ceci, dans le meilleur délai, et me communiquer le lien hypertexte y relatif. 

 

 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, mes plus hautes considérations.  

 

 

Fait à Halle (Belgique), le 29 mars 2017.

 

 

BSK Expert.jpg

M. Benjamin Stanis Kalombo 

Senior electoral adviser
Independent Policy Analyst
Chairman & Deputy CEO of the AprodecAsbl
NGO Member of the Coalition for the International Criminal Court (CICC)
Phone: +32. 484.925.836
Email: aprodecasbl@gmail.om
//aprodec.blog4ever.com/
//aprodec.blog4ever.com/articles/faire-un-don

.........................................................................

 

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Archives:

 

Les documents relatifs aux interventions de l'APRODEC Asbl devant la Cour Pénale Internationale:

//aprodec.blog4ever.com/documents-relatifs-aux-interventions-de-l-aprodec-asbl-devant-la-cour-penale-internationale



29/03/2017

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